Initiatives

Tous les enfants ont des droits : « Oui, mais lesquels ? » Une lecture inspirante !

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) fête, cette année, ses 35 ans d’existence. L’occasion de mettre en avant un petit livre – grand par sa démarche – qui vulgarise les principes clés des droits des enfants. Pour rendre la lecture accessible, les pages sont illustrées et ludiques ; délivrant notamment des repères historiques, les difficultés de scolarisation pour les enfants en situation de handicap, ainsi que l’évolution des droits au sein de notre époque ultra-connectée. Une belle source d’inspiration pour comprendre et faire valoir ses droits.

Photo : Samuel Walheer

 

« En France aussi, il reste bien des progrès à accomplir : même si l’instruction est obligatoire à partir de 3 ans et jusqu’à l’âge de 16 ans, de très nombreux enfants en situation de handicap sont tout simplement… privés de rentrée. Par manque d’équipements, de formation des personnels de l’éducation et tout simplement d’école spécialisées. Quelle injustice. », peut-on lire à la page 21.

Petit résumé du livre

Illustration tirée du petit livre pour parler des droits des enfants.

Raphaël Martin, à l’écriture et Vérane Cottin, aux illustrations, nous plongent dans une lecture au demeurant captivante. Il est vrai que l’on parle bien plus aisément des droits de l’homme ou des droits humains, alors que les droits des enfants, moins populaires, sont tout aussi importants. La preuve, il suffit de se rendre dans une école primaire, comme l’ont fait les auteurs, pour comprendre que les enfants ont des choses à dire ! Ce petit livre renferme une multitude de thématiques qui permettent aux jeunes lecteurs de mieux saisir des textes pas toujours facile à comprendre, les sensibiliser aux dangers existants sur internet, la publicité, la surconsommation, le harcèlement à l’école et en dehors, la défense de son propre corps et les limites à ne pas dépasser, mais aussi l’importance de prendre soin de notre Terre et d’aller à l’école, car ce droit n’est pas forcément respecté pour tous ni dans tous les coins de notre planète. Les droits pour les filles et les femmes, ainsi que le droit de s’exprimer sont également abordés et favorisent une ouverture d’esprit et le droit du libre choix. Une lecture signée Bayard Jeunesse qui laissera certainement l’opportunité aux plus jeunes d’aborder leur avenir dans un monde où leurs droits seront enfin respectés.

35 ans de la CIDE, ça se fête !

Le 20 novembre 1989, un texte a été adopté par l’unanimité de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ; il s’agit de la Convention internationale des droits de l’enfants. 197 États se sont engagés à le respecter. Sans pouvoir de vote, les enfants dépendent des adultes. Ce texte vient alors rappeler que l’avenir se joue pour eux et qu’ils ont des droits. Il existe à ce jour quatre principes fondamentaux mis en avant par la CIDE : la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit de vivre, survivre et de se développer et le respect des opinions de l’enfant. « Plus qu’un texte fortement symbolique, la Convention énonce les droits fondamentaux des enfants et est juridiquement contraignante pour les États signataires. Ces derniers s’engagent à publier régulièrement des rapports qui permettent au Comité des droits de l’enfant des Nations unies de contrôler la mise en œuvre effective du traité. », peut-on lire sur le site de l’UNICEF.

Par ailleurs, le Délégué Général aux droits de l’enfant invite tous les enfants et les jeunes qui contribuent à alimenter régulièrement les réseaux sociaux mais aussi toutes celles et tous ceux qui voudront fêter avec nous la Convention qui défend leurs droits. → Inscription au goûter d’anniversaire de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (35 ans !)

La Fondation pour l’Enfance

Soutenue par l’édition Bayard Jeunesse et abordée dans le Petit livre, la Fondation pour l’Enfance a été créée en 1977 par Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Sa mission principale est de protéger les enfants contre toutes les formes de violences. Elle collabore à la fois avec les pouvoirs publics pour faire évoluer les lois et mène des actions de préventions auprès des professionnels du secteur de l’enfance ainsi des sensibilisations auprès du grand public. Ses domaines d’intervention sont les risques numériques, l’éducation sans violence et l’accompagnement à la parentalité. Pour défendre le bien-être, les droits des enfants, des adultes et même des institutions agissent pour faire évoluer les consciences et se mettent en action. C’est le cas de Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’Enfance qui déclare dans l’ouvrage : « Comme les adultes, les enfants ont le droit d’avoir un avocat : c’est leur porte-parole devant la justice. Si un enfant est victime de chantage sur Internet, de violences ou autres…je fais en sorte que sa parole soit entendue et crue, et je travaille pour que la justice le reconnaisse comme victime et lui apporte une réparation. Quand un enfant se confie à moi, c’est toujours un soulagement pour lui, comme s’il se débarrassait d’un fardeau. Et je ne révèle jamais ce qu’il me raconte, même pas à ses parents. Top secret. »

→ Plus d’infos sur la Fondation pour l’Enfance

 

Samuel Walheer

 

À LIRE AUSSI :

Le « COMALSO TOUR » : promouvoir, en Belgique francophone, l’inclusion des personnes en déficit de communication !

Tout juste arrivé à la fin de son aventure, le projet appelé « COMALSO TOUR », de l‘asbl Comalso (Communication Alternative Solutions), avait pour mission de promouvoir la communication alternative augmentative (CAA). Pour ce faire, grâce au soutien de CAP48 et à bord de leur « comalso-bus », l’association s’est rendue dans 10 villes stratégiques francophones de Belgique pour rencontrer leur public. Il était ainsi question de sensibiliser des professionnels de la santé, du social ou de l’éducation, mais aussi des familles ou des aidants-proches, aux moyens alternatifs existants pour aider les personnes en difficulté de communication. 

« Dans une société qui se veut de plus en plus inclusive, la mise en place d’un moyen de communication devrait être une obligation pour ceux qui en ont besoin et nous sommes tous de potentiels partenaires de communication que nous soyons parent, professionnel médical ou paramédical, enseignant, directeur d’établissement ou d’institution », peut-on lire sur le site de l’asbl.

La CAA, l’affaire de tous !

Des personnes naissent, ou se retrouvent du jour au lendemain, en situation de handicap mental ; perturbant souvent leur communication. Il y a par exemple des personnes qui ont des troubles neuro-développementaux (TSA, déficience intellectuelle, troubles DYS) ou d’autre dont la cause de leurs incapacités verbales provient d’une maladie dégénérative ou d’un AVC. En promouvant la communication alternative augmentative (CAA), l’asbl Comalso permet à toutes ces personnes, qui n’ont pas ou très peu de langage verbal, d’améliorer leur qualité de vie, leur bien être et leur inclusion dans la société grâce à une communication autonome.

Créer une communauté

En proposant des séances de sensibilisation gratuites, l’asbl souhaitait présenter différents outils de la CAA qui, bien souvent, est méconnue ou sujette à des idées reçues auprès des professionnels ou des familles. Mais en réalité, elle a fait bien plus que sensibiliser. Comme on peut le lire sur leur page : « Grâce à cette initiative, nous avons touché des centaines de personnes, les sensibilisant à l’importance de la CAA et les équipant pour relayer ces informations. Le Comalso Tour a non seulement permis de faire connaître nos missions, mais il a également encouragé la création d’une communauté dynamique, prête à relever les défis liés à l’implémentation des outils de CAA. » Le COMALSO TOUR a donc permis de remplir les objectifs suivants :

  • Démocratiser l’accès à l’information.
  • Favoriser les échanges : Les participants ont pu échanger sur leurs expériences, découvrant ainsi des perspectives nouvelles et développer du lien.
  • Créer une communauté engagée et développer des méthodes innovantes.

Prendre contact avec Comalso

→ info@comalso.be ou +32 473 534 717

→ Le COMALSO TOUR ; en route pour une communication sans frontières ! | COMALSO


« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. » Déclaration des droits de l’Homme.

Samuel Walheer

 

À LIRE AUSSI : 

À Bruxelles, un programme de revalidation pour soigner la douleur chronique chez les enfants

Pour pallier la douleur chronique chez les jeunes, l’Hôpital des Enfants (HUDERF) propose depuis quelques années un programme de revalidation basé sur une approche dite « biopsychosociale »; un accompagnement individualisé par une équipe pluridisciplinaire qui, pour la traiter, reconnait la douleur chronique dans un ensemble de causes à effets. Car, selon les statistiques, la douleur chronique touche près de 30% des enfants en âge scolaire. Et la plupart du temps, elle ne se voit pas, ou très peu, mais elle impacte considérablement le quotidien des plus jeunes. En effet, elle affecte le bien-être physique, les interactions sociales, la scolarité ou encore les moments de temps libre.

« La douleur chronique ne se résume pas à une seule cause, mais résulte d’une interaction complexe entre les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. » Christine Fonteyne, responsable de l’équipe douleur chronique pédiatrique à l’Huderf.

De la douleur à l’espoir…

Le programme de revalidation a été lancé en 2015 par l’Hôpital des Enfants en prenant en considération la douleur chronique. Mais cette dernière est souvent insaisissable et créé parfois des souffrances durables. Traiter la douleur chronique, c’est non pas se focaliser sur un symptôme mais bien prendre en compte un ensemble de causes afin de pouvoir rétablir une qualité de vie auprès des enfants et des adolescents. Cela provient de douleurs chroniques causées par des céphalées (mal de tête), des douleurs abdominales ou encore musculo-squelettiques. Face à ce mal-être et à l’angoisse que cela créé chez leurs parents, l’Huderf propose des solutions adéquate à chaque enfant avec une évaluation pluridisciplinaire qui permet de traiter la douleur et d’offrir un quotidien plus paisible.

De quoi se compose le programme ?

Pour soulager les symptômes, rééduquer le corps ou encore permettre à l’enfant de maîtriser un temps soi peu sa douleur, l’HUDERF a développé ce qu’elle appelle une boîte à outils thérapeutiques. Celle-ci se compose de moyens pharmacologiques développé pour soulager les symptômes, des techniques physiques ainsi que des approches dites « psychocorporelles » comme l’hypnose, la relaxation, la méditation ou la cohérence cardiaque. Une équipe s’occupe spécialement de la douleur et organise aussi des séances collectives durant lesquels les enfants et les adolescents se rencontrent. Cela permet entre autres de se soutenir, se créer de la cohésion, de partager son expérience et son mal-être, d’assimiler plus rapidement des techniques utiles pour gérer sa douleur.

L’équipe en charge de la douleur

Comme dans chaque service hospitalier, une équipe est aux petits soins des jeunes patients en souffrance. Elle est appelée « équipe douleur chronique pédiatrique » et se compose de pédiatres, médecins de médecine physique, pédopsychiatres, psychologues et infirmières. Il arrive que certains professionnels collaborent avec d’autres services hospitaliers, comme la pédiatrie, l’anesthésiologie, la chirurgie ou encore la kinésithérapie. Leur mission est la suivante : détecter les multiples facteurs qui alimentent la douleur chronique, aider les enfants à en comprendre les mécanismes à travers des consultations de psychoéducation, et élaborer avec eux et leurs parents un plan thérapeutique personnalisé.

→ Pour contacter l’équipe « douleur chronique pédiatrique » de l’HUDERF : urd@hubruxelles.be

→ Brochure « Pourquoi j’ai mal ? »

Samuel Walheer

 

À LIRE AUSSI : 

Au service des personnes en situation de handicap, « La Vague ASBL » renouvelle son site web !

La Vague ASBL renouvelle sa plateforme ! Le service existe depuis plus de 40 ans et est actif à Bruxelles et ses environs. Son but ? Accompagner les personnes en situation de handicap dans plusieurs domaines : accueil familial et parrainage pour des enfants et des adultes, notamment dans leur recherche de logement individuel. Ce nouveau site web fait donc figure de nouvelle vitrine, pour une meilleure visibilité et pour le plus grand plaisir de ses futurs bénéficiaires.

L’équipe d’Hospichild suit d’un œil attentif les projets lancés par l’asbl. Un article avait d’ailleurs été publié lorsque cette dernière lançait sa campagne intitulée : « Malgré son handicap, Cap de l’accueillir chez vous ? ». Pour l’heure, un nouveau site web, tout frais tout neuf, vient d’être officialisé et reflète bien l’esprit de l’asbl : bienveillance, partage, aide et accompagnement.

Famille d’accueil ou parrainage ?

Nombreux sont les enfants ou les adultes en situation de handicap qui se réjouissent d’être accueillis en famille d’accueil ou pour un parrainage. Devenir famille d’accueil, c’est pouvoir accueillir et inclure une personne au sein de sa famille. Le parrainage est un accueil plus ponctuel, à savoir un ou deux week-ends, voire quelques journées par mois et durant les vacances. Il s’agit d’un vrai geste humain et généreux, mais surtout enrichissant pour les personnes qui acceptent cette aventure. « Quand l’accueil est un choix profond, de toute façon l’organisation va se mettre en place et on aura les moyens d’y arriver…La Vague est vraiment un intermédiaire entre la famille de naissance et la famille d’accueil : c’est un pilier essentiel », peut-on lire sur le nouveau site de l’asbl.

→ Pour découvrir le nouveau site web de La Vague asbl 

→ Pour devenir famille d’accueil ou faire du parrainage : 02/735.83.34 ou info@lavague.be

Les missions de La Vague

La Vague ASBL a une priorité : le bien-être des personnes en situation de handicap (avec toutes déficiences, qu’elles soient physiques, mentales ou sensorielles). En pratique, l’asbl est agréée par la COCOF (Commission communautaire française) et s’est donné trois grandes missions :

  • Accompagner les personnes en situation de handicap dans la recherche de logement ou le maintien de leur logement actuel.
  • Accueil familial pour les enfants ainsi que pour les adultes
  • Le parrainage pour des enfants ou adultes (qui vivent déjà en institution)

↓ Vidéo de présentation de l’asbl

 

Samuel Walheer

À LIRE AUSSI :

Carte blanche en faveur d’un « Accueil Temps Libre » inclusif !

Badje asbl a tout récemment partagé sa carte blanche sur la question de l’«Accueil Temps Libre» (ATL). Elle a d’ailleurs été co-signée par de nombreuses institutions en Fédération Wallonie-Bruxelles : des associations, des opérateurs des secteurs de l’enfance et du handicap, des fédérations, des services d’accompagnement, ou encore des administrations communales. L’objectif ? Interpeller les futurs élus pour une reconnaissance d’un accueil temps libre ouvert à tous les enfants, quelles que soient leurs différences et d’inclure le handistreaming dans la coordination politique.

Forte de ses 25 années d’existence, Badje est une fédération bruxelloise active dans le secteur de l’accueil des enfants et des jeunes. Parmi ses membres, l’asbl compte des associations et des organismes publics locaux qui proposant, durant l’année scolaire ainsi que pendant les périodes de vacances, des animations, des activités, ainsi qu’un un soutien scolaire. De plus, Badje mène également de nombreuses actions pour favoriser l’accessibilité des milieux d’accueil aux enfants issus de milieux défavorisés ou en situation de handicap.

{Carte blanche partagée par Badje ASBL}

L’Accueil Temps Libre (ATL), qui rassemble l’accueil extrascolaire, les écoles de devoirs et les centres de vacances, est reconnu depuis le décret du 3 juillet 2003. Ce dernier porte sur l’accueil des enfants de 2,5 à 12 ans en dehors des heures d’enseignement, soit en semaine scolaire, les weekends et pendant congés scolaires. Chaque commune est libre d’adhérer au décret ATL pour coordonner l’offre d’accueil sur son territoire. En 2022, 90% des communes en Fédération Wallonie-Bruxelles étaient parties prenantes du dispositif et avaient une coordination ATL.

Un vrai lieu de vie

Pour les enfants, l’Accueil Temps Libre fait partie de leurs trois lieux de vie, avec la famille et l’école. Loin de n’être qu’une  » garderie  » pendant que les parents travaillent, l’ATL est un véritable lieu de vie éducatif non formel pour les enfants. Il favorise leur épanouissement et leur bien-être. En période scolaire, ce temps peut représenter autant d’heures que de temps passé en classe pour certains enfants ; en période de congés scolaires, ce sont parfois les seules vacances des enfants qui peuvent y passer jusqu’à 10 heures par jour pendant les 7 semaines de congés d’été. Il n’est donc vraiment pas à reléguer au second plan, d’autant plus que le droit aux loisirs est garanti à l’article 31 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ratifiée par la Belgique en 1991.

Pour tous les enfants, sans exception !

Enfin, l’ATL s’adresse à tous les enfants. A ce titre, il doit être un lieu accessible, de lutte contre les inégalités et où chaque enfant est accueilli dans sa singularité. Il se doit donc aussi d’accueillir les enfants en situation de handicap. En effet, pour favoriser le vivre ensemble dès le plus jeune âge et mettre fin aux stéréotypes liés au handicap, il est nécessaire que tous les enfants se connaissent dans toutes leurs diversités. Rappelons d’ailleurs ici que la Belgique s’est engagée depuis 2009 à garantir le droit aux loisirs des personnes en situation de handicap, tel que défini à l’article 30 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

2 points d’attention envers les élu.e.s

Dans ce contexte, où l’ATL est si important pour chaque enfant et qu’il concerne la très grande majorité des communes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous demandons aux candidat·e·s aux élections communales et futur·e·s élu·e·s :

  1. De considérer le secteur de l’Accueil Temps Libre à sa juste valeur et de faire de l’enfance, de la jeunesse et de l’ATL des compétences à part entière, idéalement réunies au sein du même échevinat, ou tout du moins harmonisées de manière transversale ;
  2. De coordonner les politiques de ces trois secteurs à celle du handicap, notamment en appliquant le handistreaming dans une visée inclusive.

 

Adapté et mis en ligne par Samuel Walheer

À LIRE AUSSI :