Initiatives

L’Infuuts : une aide aux déplacements précieuse pour enfants avec perfusion, à l’UZ Brussel

À l’hôpital des enfants de l’UZ Brussel, des vélos adaptés, munis d’une perfusion, sont désormais mis à disposition des jeunes patient.e.s afin de les aider dans leurs déplacements. Pour rendre l’hospitalisation moins contraignante mais aussi contribuer au bien être des enfants et leurs parents, le projet « Infuuts » a été tout récemment mis en place et a pu voir le jour grâce à la Jan Vertonghen Foundation et à Appie asbl.

Avec l’Infuuts, nous leur rendons une liberté de mouvement et un sentiment de contrôle. Les enfants peuvent se déplacer et jouer de manière autonome, tandis que leur traitement se poursuit normalement. L’impact positif sur leur bien-être est très net. » – Pr Inge Gies, cheffe de service de pédiatrie à l’UZ Brussel

Un enfant et sa famille profitent de l’Infuuts ©UZ Brussel

L’Infuuts en quelques mots

L’Infuuts est un tricycle qui offre plusieurs avantages : autonomie, stabilité et adaptabilité. Les enfants qui doivent porter une perfusion ont alors la possibilité de se déplacer ; un crochet permet d’éviter que les perfusions s’emmêlent et ne viennent gêner les mouvements. Les tout jeunes patient.e.s ont alors une certaine liberté au sein du service ; plus besoin d’être poussé par un proche ou un soignant ni de tenir ou tirer leur perfusion.

Avec la Foundation, nous souhaitons soutenir des initiatives qui ont un impact réel et tangible sur la vie des enfants. L’Infuuts en est un magnifique exemple. On voit immédiatement ce que cela apporte à un enfant : plus de liberté, plus de plaisir, un moment d’évasion hors de la réalité hospitalière. Ce n’est pas théorique, cela se ressent et se constate sur place. C’est précisément pour cette raison que nous sommes fiers de contribuer à ce projet », Jan Vertonghen, ancien Diable Rouge et fondateur de la Jan Vertonghen Foundation pour l’UZ Brussel

« Une distraction bienvenue et précieuse »

Conçue initialement au Pays-Bas (collaboration entre le Princess Máxima Center, l’UMC Utrecht et Technicare), l’Infuuts a ensuite été mis sur pied en Belgique grâce à la collaboration entre la Jan Vertonghen Foundation et Appie asbl (fondée par Sven Vandamme et Ellen Smolders, les parents de Lowie, qui a lutté pendant un an et demi contre un cancer). D’autres hôpitaux belges devraient, à l’avenir, profiter du projet. C’est en tout cas le souhait de ce partenariat entre ces deux organisations et ainsi permettre aux enfants de mieux vivre leur hospitalisation.

↓ Vidéo de présentation du projet déjà développé depuis quelques années au Princess Maxima Center, le plus grand centre de cancérologie pédiatrique d’Europe situé aux Pays-Bas ↓

 

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Famille et santé mentale : le Prix Gert Noël encourage les projets novateurs et soutient les jeunes patients

Comme chaque année, le Fonds Gert Noël décerne un prix aux initiatives qui humanisent les soins et proposent un accompagnement personnalisé du patient et de leur famille. En investissant dans la santé mentale, c’est envers les personnes les plus vulnérables que la Fondation Roi Baudouin montre à nouveau son engagement ! 

{ Communiqué de presse de la Fondation Roi Baudouin }

Le prix a été décerné à PPC Pittem pour un projet novateur qui place la dynamique familiale au cœur des soins psychiatriques. Avec cette distinction, le Fonds souhaite mettre en lumière le rôle crucial de la famille dans le processus de rétablissement. Le projet bénéficie d’un soutien financier de 30.000 euros – un investissement dans des soins plus humains et des liens solides. Depuis 2000, le Fonds Gert Noël, géré par la Fondation Roi Baudouin, soutient chaque année des initiatives qui améliorent la qualité de l’écoute, l’information et l’accompagnement du patient et de ses proches en milieu hospitalier ou en interaction avec le réseau de soins.

La famille, un levier clé du rétablissement

Situé en Flandre occidentale, PPC Pittem est un centre spécialisé ouvert et innovant en psychiatrie et psychothérapie. Convaincu que la famille joue un rôle déterminant dans le processus de rétablissement, le centre mise sur l’information, le dialogue et un accompagnement ciblé des proches. Concrètement, PPC Pittem organise des soirées pour les parents, des sessions dédiées aux frères et sœurs, ainsi que des programmes spécifiques, tels que les groupes KOAP (Enfants de Parents avec des Problèmes de Dépendance) et KOPP (Enfants de Parents avec des Problèmes Psychiatriques). Ces initiatives offrent aux enfants et aux jeunes des informations accessibles, un soutien émotionnel et un espace sécurisé pour partager leurs expériences et leurs questions.

Des projets innovants

Le projet primé est porté par l’EC CFR, créé il y a six ans afin de mutualiser les connaissances et les efforts au sein de l’hôpital. Le Centre organise des sessions thématiques telles que « Moi et mon partenaire » ou « Mon rôle de parent », et développe des projets innovants favorisant une meilleure compréhension des défis familiaux. Avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, le Centre a mis en place des moments de rencontre, recruté un travailleur pair issu des familles et conçu des programmes pour les enfants exposés à un risque accru de troubles psychiques.

En récompensant PPC Pittem, le Fonds Gert Noël investit dans un avenir où les soins sont non seulement centrés sur le patient, mais aussi sur la famille.

Double ‘coup de pouce’

À l’occasion de son 25ᵉ anniversaire, le Fonds Gert Noël accorde en outre deux soutiens financiers supplémentaires de 10.000 euros chacun à des projets prometteurs :
• Alzheimer Liga Vlaanderen pour le projet Dementiedoos : un outil accessible et concret qui aide les familles confrontées à un diagnostic de démence grâce à des informations pratiques et des conseils. Dementiedoos apporte un soutien précieux à un moment émotionnellement difficile et sera déployée dans les hôpitaux flamands.
• UZ Gent, en collaboration avec E-Qualize, pour TRANSFER+ : un outil numérique qui accompagne les jeunes patients, leurs parents et les soignants dans la transition complexe de la pédiatrie vers les soins pour adultes. Grâce à des plans interactifs et un accompagnement multilingue, TRANSFER+ rend les transitions de soins plus compréhensibles et plus humaines.

Ces deux projets répondent à des besoins sociétaux croissants et renforcent le lien entre patients, familles et professionnels de la santé.

La dynamique familiale comme fil rouge

Avec ce Prix et ces soutiens complémentaires, le Fonds Gert Noël réaffirme sa mission : soutenir des projets innovants qui font la différence pour les patients et leur entourage. PPC Pittem illustre comment la collaboration et la créativité peuvent renforcer la dynamique familiale, grâce à des initiatives telles que des conférences immersives, des guides d’inspiration et des moments de rencontre rapprochant patients et proches.

À propos du Fonds Gert Noël

Géré par la Fondation Roi Baudouin, le Fonds Gert Noël soutient chaque année des projets qui visent à humaniser les soins grâce à une meilleure information, une écoute attentive et un accompagnement personnalisé du patient et de sa famille. Le Prix Gert Noël, d’un montant de 30.000 euros, récompense un projet déjà bien établi, avec une certaine expérience. Les ‘coups de pouce’ de 10.000 ans chacun soutiennent quant à eux des initiatives, amenées à se développer. Soutenir les personnes les plus vulnérables demeure une mission essentielle de la Fondation Roi Baudouin.

 

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Nouvelle année, santé (mentale) ! 18e édition du festival «Images mentales, regards sur la folie »

Du 6 au 13 février 2026 se déroulera la 18e édition du festival Les Rencontres Images Mentales à Bruxelles. Documentaires, fictions, court-métrages, débats, spectacles vivants, ateliers ou encore expos. Tout est bienvenu pour interroger notre regard sur la folie et la santé mentale. Un événement à ne pas manquer qui offre une programmation intriguante et variée.

C’est La Vénerie – Espace Delvaux, situé à Watermael-Boitsfort (Bruxelles) – qui accueillera cette édition qui s’annonce haute en couleur mais aussi et surtout en rencontres, en découvertes et en émotions ; avec une spécificité cette année, comme on peut le lire sur le site de l’annonceur : « La programmation de cette 18e édition mettra en lumière des enjeux de notre temps, tels que la santé mentale face aux conflits ou aux violences sexuelles, mais aussi la résilience humaine et la douceur des liens qui réparent. »

À quoi s’attendre ?

Le Festival inaugurera sa 18e édition avec un drink, suivi du nouveau spectacle de la Compagnie de la Bête Noire, Le silence de Claire Lagrange, dont voici un résumé : « Dans l’espace commun de cet établissement, Claire Lagrange est assise à une table. Elle peint, lentement, machinalement, avec de la gouache pour enfant. Jean et Silvia, deux autres résident·e·s, la regardent, étonné·e·s : sa lenteur extrême contraste avec l’agitation dans laquelle elle est arrivée quelques jours plus tôt. Leur dialogue est interrompu par des passages de Madame, qui court d’une pièce à l’autre, submergée par des chiffres, des grilles, des listes… et cette fissure dont il faudrait qu’elle s’occupe. De l’autre côté de la forêt, Madame Lagrange, la mère de Claire, est perdue. Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’un tel évènement surgirait dans leur famille… »

L’esprit de ces Rencontres est de croiser les regards entre les cinéastes, les professionnel.le.s de la santé mentale et le public. C’est pourquoi les séances sont accompagnées de rencontres où vous êtes invité.e.s à réagir. »

Affiche du Festival Images mentales – Regard sur la folie ©

Un programme riche et varié

Entre scènes ouvertes, courts-métrages documentaires, ciné-apéros ou expositions, les soirées du Festival, elles, sont plutôt réservées aux longs-métrages de fiction ; The Outrun de Nora Fingscheidt, ou encore L’intérêt d’Adam de Laura Wandel. L’événement propose également une nouveauté : une projection extra muros intitulée Mémoires d’un escargot d’Adam Elliot, à voir au Jacques Franck (Saint-Gilles) le dimanche soir. La clôture du Festival verra la spectacle Rage Dedans, dans lequel Jean-Luc Piraux explore ses propres parts d’ombre pour mieux réchauffer le public.

→ Vers la programmation complète du Festival 

→ Réserver un billet/pass pour « Les Rencontres Images Mentales »

 

 

Samuel Walheer

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« Le Jardin du Dedans » : un nouveau podcast pour parler santé mentale aux jeunes

Créé par Psycom – organisme public d’information sur la santé mentale en France – « Le Jardin du Dedans » propose un podcast à destination des enfants âgés de 8 à 11 ans. Il s’agit initialement d’un outil pédagogique qui offre désormais une écoute podcast composée de 10 épisodes ainsi que d’un clip vidéo. Le deuxième épisode vient juste de sortir le 13 décembre 2025.

Illustration : Sandrine Bonini ©

 

Sur Hospichild, une page est spécialement dédiée à la santé mentale des jeunes : Santé mentale d’un enfant ou adolescent : aides et accompagnement. Et pour cause, celle-ci est une composante essentielle de la santé globale de tout individu. La crise du covid n’a épargné personne en terme de santé mentale, encore moins les enfants ; période propice à la découverte du monde extérieur, d’un besoin de relations sociales et d’une envie d’extérioriser et d’expérimenter la vie, tout simplement. Tout cela s’est vu être limité voire interdit durant un temps qui nous à toutes et tous paru suspendu, ayant inévitablement des répercussions sur la santé mentale et en particulier auprès des jeunes. Pour en parler, il existe « Le Jardin du Dedans » qui sont des histoires interactives proposées sous différentes formes : série animée, kit pédagogique et, tout récemment, un podcast.

Tout est question d’équilibre, chacun de nous possède un jardin intérieur, et aucun n’est comparable aux autres. notre santé mentale c’est aussi ce qui nous défini et nous rend unique. » Entendu dans le film d’animation Le Jardin du Dedans.

Un tout nouveau podcast

Anxiété, sommeil, consentement sont parmi les nombreuses thématiques traitées dans les 10 épisodes proposés par Psycom. Des sujets qui sont très actuels et qui permettent aux adultes d’amener à des pistes de réflexion, de lever le tabou et de laisser aux enfants la possibilité d’en parler. Chaque épisode, qui dure entre 5 à 7 minutes, suit les aventures des Renardaux, une bande de copains, et traite de leur jardin intérieur, métaphore de leur santé mentale.

→ Écouter le podcast Le Jardin du Dedans

Parler de santé mentale avec les enfants, débattre de ce qui la constitue et ce qui peut l’influencer, c’est les aider à comprendre cette composante essentielle de leur santé. Et c’est aussi contribuer au respect de leur droit à la santé mentale et au bien-être. » Lu sur le site de Psycom.

Illustration : Sandrine Bonini ©

Un kit pédagogique

Il s’agit d’un kit à destination des adultes, des enseignants, téléchargeable gratuitement via le site Psycom. Il est composé d’histoires et d’illustrations ainsi que de deux livrets pédagogiques servant de guide avant et pendant les animations. Il existe également un livret en audio description pour les animations faites avec des enfants en situation de handicap visuel. En pratique, il est conseillé de réaliser trois séances entre 45min et 1h à faire sur plusieurs journées.

→ Télécharger les outils pédagogiques

 

Animer le Jardin du Dedans auprès des enfants, c’est la possibilité d’ouvrir un espace de discussion et d’échange avec les enfants, de lever le tabou sur la santé mentale et d’expliquer ce qui l’influence cette santé mentale et comment en prendre soin. » Sophie Arfeuillère, chargée d’innovation chez Psycom.

↓ Film d’animation Le Jardin du Dedans® qui parle de santé mentale aux enfants ↓

 

 

 

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L’APEDAF lance une nouvelle campagne de sensibilisation : « Patient sourd, patient invisible »

« Patient sourd, patient invisible ! Accessibilité aux soins hospitaliers pour les patients sourds et malentendants » est le slogan de cette nouvelle campagne lancée par l’Association de Parents d’Enfants Déficients Auditifs Francophones (APEDAF). Cette année, c’est l’accès aux soins hospitaliers qui est au cœur des préoccupations ; il en va de la sécurité, l’autonomie, l’accès à l’information d’un public encore trop souvent mis de côté. L’association rappelle d’ailleurs que « la santé est un droit fondamental, pour tous, sans exception ».

Pour rappel, l’APEDAF existe depuis 1978 et soutient les enfants sourds et malentendants ainsi que leurs familles à travers un accompagnement parental, pédagogique et une sensibilisation de la société. Elle promeut l’inclusion et la compréhension de la surdité pour construire un monde plus équitable et ouvert à la diversité. C’est ainsi qu’elle déclare, en tant qu’association du monde de la surdité : « nous avons le devoir d’informer le grand public et de le sensibiliser à la surdité et à la culture sourde. »

L’analyse réalisée par l’APEDAF met en évidence un constat clair : la méconnaissance des différents profils de personnes sourdes et les incompréhensions qui en découlent entraînent des situations d’exclusion ou de malentendus pouvant avoir un impact direct sur la santé. » APEDAF

Affiche officielle de la campagne d’APEDAF 2025 ©

Les objectifs de la campagne

Face aux difficultés de communication, un manque d’adaptation des services ou encore une méconnaissance de leurs besoins spécifiques, les personnes sourdes et malentendantes voient leur accès aux soins rendus difficiles. Pour rendre visible les réalités vécues par ce public, voici les objectifs visés par cette nouvelle campagne :

  • Sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé aux réalités vécues par les patients sourds et malentendants dans le milieu hospitalier.
  • Interpeller les décideurs politiques et les administrations hospitalières afin d’obtenir des engagements concrets pour une meilleure accessibilité.
  • Proposer des outils et des pistes d’actions concrètes à destination des hôpitaux, du personnel médical et des patients pour améliorer la communication et l’accueil.  → Découvrir la campagne

Les champs d’actions de l’association : durant les mois de novembre et décembre 2025, plusieurs outils et publications autour de la thématique de l’accessibilité hospitalière seront diffusés sur nos réseaux sociaux et notre site internet. Ils visent à informer, sensibiliser et outiller les différents acteurs concernés : patients, personnel hospitalier, directions et décideurs politiques.

Les outils d’APEDAF

Pour ce faire, l’association met à disposition des différent.e.s acteurs.rice.s une analyse de la situation actuelle ainsi que plusieurs outils en accès libre :

  • Analyse faite par l’APEDAF : elle propose une analyse complète de la situation actuelle de l’accessibilité hospitalière en Belgique francophone. Elle met en lumière les obstacles identifiés, les besoins exprimés par les patients et les parents, ainsi que des recommandations concrètes pour améliorer les pratiques.
  • Outil à destination des directions d’hôpitaux : un document synthétique reprenant des pistes d’actions institutionnelles, des bonnes pratiques organisationnelles et des éléments-clés pour une politique d’accessibilité durable.
  • Outil pour le personnel hospitalier : un guide pratique destiné aux infirmiers, médecins, agents d’accueil et autres professionnels de la santé, pour faciliter la communication, l’accueil et la prise en charge des patients sourds et malentendants.
  • Outil pour le patient sourd ou malentendant : un support clair et accessible pour aider le patient à préparer ses rendez-vous ou hospitalisations, à exprimer ses besoins spécifiques et à connaître ses droits en matière d’accessibilité aux soins.
Badge de l’APEDAF ©

Vers une santé (vraiment) accessible à tous

À travers cette campagne, l’APEDAF souhaite rappeler une évidence trop souvent oubliée : la santé est un droit fondamental, pour tous, sans exception. De ce fait, l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes dans les hôpitaux passe par une meilleure compréhension, une communication adaptée et une volonté collective de changement ; vers une santé (vraiment) accessible à tous ! D’ailleurs, l’association a même pensé à un badge sur lequel il est écrit « Je suis sourd ». Comme elle le déclare dans sa communication : « L’intention n’est pas de stigmatiser les patients sourds ou malentendants, mais de leur éviter frustrations, énervements en essayant d’expliquer leur handicap de communication et de déplacer l’effort au niveau des entendants qui verront directement la différence du patient. »

→ Pour plus d’informations : education.permanente@apedaf.be ou 0472 58 82 13

 

 

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