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Nouveau plan d’action fédéral handicap 2025-2029 : et les enfants dans tout ça ?

Le plan d’action fédéral handicap rassemble les principaux engagements et mesures concrètes du gouvernement fédéral visant à renforcer davantage les droits et l’inclusion des personnes en situation de handicap, tels qu’ils sont inscrits dans la Convention des Nations unies et dans la Constitution. Plusieurs mesures intéressent particulièrement Hospichild, puisqu’elles concernent les enfants.

Le Conseil des ministres a approuvé le plan d’action le 3 avril 2026. Ce plan comprend 118 mesures qui touchent tous les domaines de la vie, de l’emploi et de l’accessibilité aux soins de santé, en passant par la mobilité et la protection sociale. Le ministre Rob Beenders, chargé des personnes handicapées, coordonne sa mise en œuvre.

→ Lien vers le plan d’action fédéral handicap : plan_daction_federal_fr.pdf

Les mesures clés

Le nouveau plan d’action fédéral handicap 2025-2029 contient plusieurs mesures clés :

  • l’amélioration de l’accessibilité et de l’emploi des personnes en situation de handicap,
  • un accès facilité au vote,
  • la mise en place d’un trajet de soins adaptés pour les personnes internées,
  • la possibilité de cumuler plus facilement emploi et allocations sociales.

Quid des enfants ?

Quelques mesures concernant les enfants émergent du document :

  • Le respect des capacités évolutives des enfants en situation de handicap est primordial, ainsi que le respect du droit des enfants en situation de handicap à préserver leur identité propre.
  • Les personnes en situation de handicap sont confrontées à un risque accru de pauvreté dans notre pays. Il est ainsi demandé d’accorder une attention particulière à la situation des femmes, des enfants et des personnes âgées en situation de handicap.

Sur une proposition de Frank Vanderbroucke, une dernière mesure est évoquée :

  • Veiller à ce que les enfants ayant des besoins plus importants en matière de développement du langage aient accès à un soutien adapté, en garantissant que les enfants présentant une déficience intellectuelle puissent bénéficier d’un traitement logopédique adapté, en respectant les accords conclus avec les Communautés et Régions concernant la poursuite du développement d’une offre multidisciplinaire adaptée, en veillant à la continuité entre l’établissement d’un bilan et le début d’un traitement multidisciplinaire. Si, à titre exceptionnel, un traitement monodisciplinaire est indiqué, l’accès à celui-ci est garanti.

Réaction d’Unia, centre pour l’égalité des chances

En tant que « mécanisme de suivi de la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées », Unia a contribué à plusieurs reprises à ce plan. D’abord sous forme de recommandations et ensuite sous forme d’avis remis sur le draft du plan d’action. 

→ Découvrez les recommandations d’Uniapour le plan d’action fédéral handicap 2025-2029.

Unia se réjouit du nouveau plan d’action fédéral visant à améliorer l’inclusion des personnes en situation de handicap dans les prochaines années », écrit l’institution publique sur son site. « Nous saluons particulièrement la collaboration entre tous les niveaux politiques, qui permet de mieux prendre en compte l’ensemble des obstacles auxquels se heurtent les personnes en situation de handicap. »

Des efforts encore à fournir

Unia appelle tous les ministres à mettre en œuvre l’ensemble des mesures reprises dans le plan et à tenir compte, pour l’ensemble de leur politique, de l’impact que ces politiques peuvent avoir sur les personnes en situation de handicap. Et sur ce point, Rob Beenders, Ministre des Personnes handicapées, rassure :

Ce document (le plan d’action fédéral handicap) vaut largement tous les efforts consentis. Il constitue la base de la politique en faveur des personnes en situation de handicap pour les quatre prochaines années. Je m’engage d’ores et déjà à suivre de près et avec rigueur sa mise en œuvre, afin que ce plan ne reste pas seulement un ensemble d’engagements ou de promesses, mais qu’il apporte une réelle amélioration pour les personnes en situation de handicap. »

 

Sofia Douieb

 

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Enseignement spécialisé : La Flandre supprime 200 lignes de bus scolaires, La Ligue des Familles réagit

En Wallonie et à Bruxelles, 33.000 enfants utilisent chaque jour les bus scolaires. Avec un confort laissant à désirer (parfois 3 heures par jour voire davantage), absence de formation des accompagnateurs voire absence d’accompagnement des enfants pendant ces trajets (y compris pour des enfants lourdement handicapés). Tout récemment, La Flandre a supprimé 200 lignes de bus scolaires vers l’enseignement spécialisé. Des situations qui ne sont pas tolérables. La Ligue des Familles appelle les politiques à réagir, pour le bien-être de tous ces enfants.

{Communiqué de La Ligue des familles}

La Flandre a ainsi décidé de supprimer 200 lignes de bus vers l’enseignement spécialisé. « Selon De Lijn », indique Belga, « chaque élève pourra toujours se rendre à l’école en bus, même si sa ligne venait à être supprimée. Certains trajets seront cependant rallongés et il ne sera plus possible de garantir qu’un aller simple dure au maximum 90 minutes. »

Fin du plafonnement du temps de trajet en Flandre ? En Wallonie, ce plafonnement n’a même jamais existé

En Wallonie et à Bruxelles, de nombreux enfants de l’enseignement spécialisé vivent aussi un calvaire chaque jour en raison de la longueur des trajets. 30 000 enfants wallons et 3 000 enfants bruxellois prennent le transport scolaire. Et si la Flandre ne peut plus garantir un aller simple de maximum 90 minutes, en Wallonie, ce plafond n’a tout simplement jamais existé. En novembre 2025, le ministre wallon de la Mobilité François Desquesnes indiquait que son objectif (pour l’avenir donc) était de réduire « progressivement » les trajets à moins de 3h par jour. Le 3 avril 2026, le ministre de l’Enseignement en Cocof Boris Dilliès fixait le même objectif au parlement de la Cocof.

Il y a moins d’écoles de l’enseignement spécialisé que de l’enseignement ordinaire et elles ne sont pas réparties équitablement sur le territoire », indique Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles. « Si vous habitez le Hainaut et que vous avez un enfant présentant une déficience visuelle, il n’y a d’école adaptée qu’en région montoise – pour toute la province. Les enfants de l’enseignement spécialisé doivent donc aller à l’école loin de chez eux et, souvent, il n’y a pas de garderie. Pour les parents, il est fréquemment impossible de conduire leurs enfants si loin, pile aux horaires d’école. Le transport scolaire est une vraie nécessité mais il est actuellement maltraitant pour ces enfants. »

En Wallonie, le manque d’accompagnateurs est également un souci récurrent. Au-delà des problèmes pouvant se poser dans le bus en l’absence d’accompagnement, le ministre indiquait au parlement qu’il arrive qu' »on signale aux parents des enfants qui ont le plus de besoins que malheureusement, faute d’accompagnateur, leur enfant ne sera pas autorisé à monter dans le bus. » 

Quel calendrier politique ? Ce n’est pas encore clair, or il y a urgence pour ces enfants

La Ligue des familles constate une certaine opacité concernant les temps de trajets de ces enfants : les pouvoirs publics ne publient pas de données régulières à ce sujet. Ces données sont pourtant importantes pour permettre une réponse politique adéquate.

En Wallonie, le ministre François Desquesnes a annoncé un plan en la matière et « des groupes de travail qui seront mis en place pour avoir les premiers résultats pour septembre 2026 et les autres résultats pour septembre 2027 ». Il a en effet annoncé en avril au parlement wallon avoir mis en place certains groupes de travail mais, en ce qui concerne spécifiquement les temps de trajet, l’ambition et le calendrier n’étaient pas précis à ce stade.

A Bruxelles, le ministre-président Boris Dilliès, également en charge de l’Enseignement à la Cocof, annonçait au Parlement de la Cocof le 3 avril 2026 le déploiement d’une nouvelle application pour les parents d’enfants concernés et l’engagement d’un travail « pour professionnaliser le métier d’accompagnateur scolaire ».

La Ligue des familles soutient les initiatives en cours mais craint qu’elles soient insuffisantes pour réduire réellement les temps de trajet de ces enfants à brève échéance« , s’inquiète Madeleine Guyot.

Des enfants parfois lourdement handicapés: « le rôle des pouvoirs publics est de les protéger »

La Ligue des familles appelle les ministres à prendre ce dossier à bras-le-corps et de toute urgence pour ne pas laisser les familles en souffrance et notamment à :

  • Publier chaque année les chiffres relatifs aux temps de trajets et au nombre de trajets sans accompagnateur ou accompagnatrice,
  • Augmenter le nombre de circuits de bus afin de diminuer les temps de trajets de chaque circuit,
  • Mettre en place toutes les mesures possibles pour lutter contre la pénurie de chauffeurs, notamment le recours à des mini-vans ne nécessitant qu’un permis B,
  • Assurer des conditions de travail décentes pour les accompagnateurs ou accompagnatrices des trajets, afin de faciliter le recrutement, et garantir leur formation,
  • Mettre en place des garderies dans l’enseignement spécialisé pour permettre à davantage de parents d’effectuer les trajets eux-mêmes.

On parle d’enfants à besoins spécifiques, parfois lourdement handicapés. Le rôle des pouvoirs publics est de les protéger et de leur permettre de suivre leur scolarité dans les meilleures conditions. Cette situation indigne a déjà trop duré », conclut Madeleine Guyot.

 

Partagé par Samuel Walheer

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Bébés prématurés : des recherches de la VUB révèlent comment mieux prévenir les lésions cérébrales

Pourquoi certains bébés prématurés développent-ils des lésions cérébrales alors que d’autres y échappent ? Une étude menée par la Dre Fleur Camfferman à la VUB/UZ Brussel apporte un nouvel élément de réponse. En analysant le flux sanguin dans les veines du cerveau plutôt que le seul apport en sang, les médecins peuvent détecter plus rapidement les nourrissons les plus vulnérables.
Cette avancée pourrait permettre de prévenir certaines lésions cérébrales et d’offrir des soins plus personnalisés aux bébés prématurés.

 

{Communiqué de presse de la VUB}

Pendant près d’un demi-siècle, les médecins du monde entier se sont concentrés sur les artères pour surveiller la santé du cerveau des bébés. Mais les recherches menées par le Dr Camfferman dans le cadre de son doctorat montrent que ces chiffres négligent souvent des dangers importants. La véritable clé semble se trouver dans les veines : les vaisseaux sanguins qui drainent le sang vers l’extérieur du cerveau.

Un système d’alerte précoce

Lorsqu’un bébé naît prématurément (avant 32 semaines), son cerveau est encore en construction. Les vaisseaux sanguins sont si fins et si fragiles qu’une petite variation de pression peut provoquer une hémorragie.

« C’est comme un tuyau d’évacuation qui ne peut pas supporter la pression », explique le Dr Camfferman. « Notre étude montre que l’on peut savoir, à partir du débit des veines, si le cerveau est en difficulté. Si le sang ne peut pas s’écouler facilement, la pression augmente et les vaisseaux peuvent éclater. Grâce à cette nouvelle vision, nous pourrions être en mesure d’identifier ces enfants à risque beaucoup plus rapidement ».

Des soins sur mesure plutôt qu’une solution unique

Jusqu’à présent, presque tous les prématurés recevaient le même traitement standard en fonction de leur poids ou de leur date de naissance. Les résultats obtenus par M. Camfferman plaident en faveur d’une approche plus personnalisée. Si le médecin constate par échographie que le flux sanguin est stable, il peut décider, avec d’autres paramètres, qu’un traitement, qui peut aussi toujours avoir des inconvénients, n’est peut-être pas nécessaire. Pour les bébés dont les mesures révèlent un risque, le médecin peut décider de commencer un traitement médicamenteux et d’intégrer un repos supplémentaire, par exemple en utilisant un caisson d’isolement ou en encourageant davantage le « kangourou » (contact peau à peau avec les parents). Ce dernier n’est pas seulement essentiel pour le lien parent-enfant, mais le parent joue également un rôle important de corégulateur en protégeant le cerveau de l’enfant.

L’avenir : l’IA comme assistant numérique

La recherche s’intéresse également à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). Étant donné que les bébés en soins intensifs génèrent d’énormes quantités de données, l’enregistrement centralisé de ces données à l’aide de modèles d’IA pourrait permettre à l’avenir de voir des schémas invisibles à l’œil humain.

Par exemple, un programme informatique pourrait signaler à un médecin : « Attention, ce bébé a besoin d’un soutien supplémentaire maintenant ».

La sécurité avant tout

Enfin, le Dr Camfferman souligne que ces mesures de précision ne sont efficaces que si elles sont effectuées avec le plus grand soin. Elle préconise donc une meilleure formation technique pour les pédiatres qui pratiquent eux-mêmes l’échographie au chevet du patient. Ce n’est qu’avec un équipement adapté que nous pourrons offrir à ces bébés vulnérables la sécurité qu’ils méritent.

 

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Une journée pour célébrer les infirmier.ère.s… et interroger leur avenir en Belgique

Chaque année, le 12 mai marque la Journée internationale des infirmières. Au-delà de la célébration, il s’agit aussi de rappeler le rôle central des infirmier.ère.s dans notre système de santé. En Belgique, cette édition 2026 s’inscrit dans un contexte particulier, marqué par une réforme récente de la formation en soins infirmiers en Fédération Wallonie-Bruxelles et par des défis persistants sur le terrain. 

Pour Hospichild, il est également essentiel de porter une attention particulière aux infirmier.ère.s pédiatriques, au cœur de l’accompagnement des enfants hospitalisés et de leurs familles.

Les soins infirmiers sont un art ; et pour en faire un art, ils exigent un dévouement total, une préparation aussi rigoureuse que celle d’un peintre ou d’un sculpteur. » — Florence Nightingale, considérée comme la fondatrice des soins infirmiers modernes.

Une réforme de la formation qui interroge

Mi-avril 2026, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté une réforme importante de la formation en soins infirmiers. Celle-ci vise à moderniser les parcours et à mieux répondre aux besoins du terrain.

Parmi les changements :

  • La fin progressive du brevet infirmier ;
  • La création d’un nouveau profil d’assistant·e en soins infirmiers ;
  • La mise en place de passerelles pour favoriser les évolutions de carrière ;
  • Une actualisation des compétences attendues.

Si cette réforme ambitionne de renforcer la qualité des soins, elle suscite aussi des interrogations, notamment pour les secteurs spécialisés comme la pédiatrie. Les professionnel.le.s du secteur se demandent : Comment garantir une formation suffisamment approfondie pour répondre aux besoins spécifiques des enfants ? Comment maintenir l’attractivité de ces services, souvent exigeants sur le plan émotionnel ?

Un rôle clé auprès des enfants et de leurs familles

Les infirmier.ère.s pédiatriques occupent en effet une place singulière dans les soins, avec une approche globale centrée sur l’enfant et sa famille. Cette expertise est défendue en Belgique par l’Association des Infirmiers Spécialisés en Pédiatrie et Néonatologie, qui promeut la formation spécialisée, informe sur les enjeux du secteur et soutient le développement professionnel. Comme décrit sur leur site : « Que ce soit en pédiatrie, en néonatologie, aux urgences ou à domicile, ces professionnel.le.s font preuve d’une grande capacité d’adaptation, d’écoute et de créativité. Sur le terrain, leur rôle est à la fois technique et profondément humain : adapter la communication, rassurer, accompagner la douleur et soutenir les familles. »

Une expertise spécifique encore trop peu reconnue

La spécialisation en pédiatrie existe bel et bien en Belgique, mais elle reste parfois insuffisamment valorisée. Pourtant, les compétences requises sont bien spécifiques : développement de l’enfant, pathologies pédiatriques, communication adaptée à l’âge, travail avec les familles… Dans un contexte de pénurie de personnel infirmier, les services pédiatriques ne sont pas épargnés. Attirer et retenir des professionnel.le.s formé.e.s à ces réalités constitue un enjeu majeur pour garantir des soins de qualité aux enfants.

Et demain ?

À l’occasion de cette Journée internationale des infirmières, il est essentiel de rappeler que derrière chaque soin se joue avant tout une relation humaine. En pédiatrie, cette réalité prend une intensité particulière : il ne s’agit pas seulement de soigner, mais d’accompagner un enfant en développement, avec ses peurs, ses repères, et une famille en quête de compréhension et de réassurance.

Les soins infirmiers ne se limitent pas à des actes techniques : ils reposent sur une relation de confiance avec le patient et sa famille.” — SPF Santé publique

Dans ce contexte, les évolutions en cours — réforme de la formation, conditions de travail, reconnaissance du métier — ne sont pas des enjeux abstraits. Elles auront un impact direct sur la qualité de cette relation de soin, sur la capacité des professionnel.le.s à être présent.e.s, disponibles, et à la hauteur des besoins des enfants. D’où l’importance de sensibiliser dès à présent le grand public…

 

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Journée mondiale de lutte contre les méningites, des cas signalés au Royaume-Uni

De nombreux cas de méningite – causée par la bactérie du méningocoque de groupe B et qui touche principalement les nourrissons et jeunes enfants – ont été récemment été signalés chez des adolescents dans le comté de Kent, au Royaume-Uni. Des mesures ont rapidement été prises en administrant des antibiotiques aux personnes touchées, malades et à leurs contacts proches ainsi qu’un programme de vaccination.

Cette alerte rappelle qu’en cette journée mondiale de lutte contre les méningites, il est urgent de poursuivre les efforts. À savoir : sensibiliser le grand public, faire de la prévention en particulier auprès des familles pour éviter ce genre de situations liées à cette maladie toujours redoutable. 

Chaque année en Belgique, plusieurs dizaines de jeunes enfants sont touchés par la méningite. Cette maladie inflammatoire des méninges – les membranes entourant le cerveau et la moelle épinière – peut être d’origine virale ou bactérienne. La méningite bactérienne, plus rare mais plus sévère, peut entraîner des complications irréversibles. Comme par exemple la surdité, des troubles neurologiques ou, dans les cas les plus graves, un décès en seulement 24 heures. La prévention par la vaccination et une vigilance accrue face aux premiers symptômes sont essentielles pour éviter des drames. Les tout-petits sont parmi les plus vulnérables. En effet, leur système immunitaire est encore immature. Cela les expose davantage aux infections graves. Les nourrissons, eux, peuvent présenter des symptômes atypiques, comme une irritabilité extrême, une perte d’appétit ou une fontanelle bombée, rendant le diagnostic parfois difficile.

L’OMS aide les pays à éradiquer la méningite en tant que menace pour la santé publique. En particulier en Afrique subsaharienne où la charge de morbidité liée à ces bactéries est la plus élevée. Cependant, l’Organisation suit de près la situation au Royaume-Uni. Elle est en contact avec les autorités sanitaires et se tient prête à apporter son soutien si nécessaire. Des recommandations à l’échelle mondiale sont attendues au cours de l’année à venir. » – Lu sur le site de l’Organisation Mondiale de la Santé

 « Vaincre la méningite d’ici 2030 »

Dans sa feuille de route mondiale intitulée Vaincre la méningite à l’horizon 2030, l’OMS rappelle que tous les États Membres des Nations Unies se sont engagés à assurer la couverture sanitaire universelle à l’horizon 2030. De plus, les objectifs du projet cités dans le document sont tous conformes à l’objectif de couverture sanitaire universelle dont l’équité en est le principe directeur. Les objectifs sont les suivants :

  • Éliminer les épidémies de méningite bactérienne
  • Réduire le nombre de cas imputables à la méningite bactérienne à prévention vaccinale de 50 % et le nombre de décès de 70 %
  • Réduire le handicap et améliorer la qualité de vie à la suite d’une méningite, toutes causes confondues

→ Vers la feuille de route « Vaincre la méningite à l’horizon 2030 »

Tous vaccinés, tous protégés

Vivalis – dont fait partie Hospichild et Born in Brussels – rappelle également que la vaccination contre les méningocoques A, C, W135 et Y est recommandée en Belgique par le Conseil Supérieur de la Santé. Et ce en particulier pour les bébés de 15 mois et les adolescents de 15 à 16 ans.

La vaccination contre le méningocoque B est quant à elle recommandée chez les personnes à risque d’infections invasives à méningocoques quel que soit leur âge, à savoir :

  • Les personnes présentant une asplénie anatomique ou fonctionnelle, y compris la drépanocytose
  • Les personnes présentant un déficit du complément congénital ou acquis
  • Les personnes avec un déficit de l’immunité humorale

Le vaccin ACWY de 15 mois est disponible gratuitement dans les consultations du nourrisson et chez les médecins participants. Il offre une protection de longue durée.

Le vaccin contre le méningocoque B n’est pas inclus dans le programme car il ne couvre qu’une partie des souches de méningocoque circulant et sa protection ne dure que quelques années. Le Conseil Supérieur de la Santé surveille la situation et modifiera sa recommandation si le risque évolue.

« En région bruxelloise, la vaccination contre le méningocoque B sera organisée si une épidémie sensible au vaccin apparaissait. Dès à présent, il est important de vacciner vos enfants contre les souches ACW et Y de méningocoque. Cela réduit déjà les risques de développer un maladie grave. » Dr David Hercot coordinateur médical pour la prévention de Vivalis.

→ Vers le site de Vivalis

→ Vers la page des vaccinations pour les enfants de 0 à 2,5 ans

«Le dépistage et le traitement précoces peuvent sauver des vies»

Si des vaccins permettant de prévenir l’infection par plusieurs groupes de bactéries du méningocoque sont disponibles depuis de nombreuses années, aucun vaccin ne protège actuellement contre tous ces groupes. L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) rappelle donc aux adolescent.e.s et aux adultes à qui le vaccin contre le méningocoque B est proposé pourquoi celui-ci est si important, même s’ils ont déjà été vaccinés contre le méningocoque par le passé.

Au Royaume-Uni, les adolescents se voient systématiquement proposer un vaccin contre le méningocoque des groupes A, C, W et Y, mais ce vaccin ne les protège pas contre le méningocoque B. Ainsi, même si on a été vacciné dans le cadre scolaire, on a tout de même besoin de 2 doses du vaccin contre le méningocoque B pour bénéficier d’une protection essentielle pendant cette flambée. Il existe de nombreuses souches de méningocoques, et les vaccins disponibles ne couvrent pas toutes ces souches. Il est donc extrêmement important de connaître les signes et les symptômes des cas de maladie invasive à méningocoques. Le dépistage et le traitement précoces peuvent sauver des vies », Vanessa Saliba, Docteure épidémiologiste consultante à l’UKHSA, pour l’OMS.

Samuel Walheer
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