Actus

Participez dès à présent à notre grande Enquête de satisfaction en ligne !

Toute l’équipe d’Hospichild vous souhaite tout d’abord une merveilleuse année et surtout une bonne santé, à vous et celles et ceux qui vous entourent ! Pour bien commencer 2026, quoi de mieux qu’un premier article pour lancer notre Enquête de satisfaction à destination des utilisateurs du site Hospichild ? Cela prend quelques minutes et nous permettra de répondre encore mieux aux besoins des familles et des professionnels de la santé. Merci à vous !

Pour rappel, Hospichild est une plateforme web d’informations et de ressources autour de l’enfant hospitalisé ou en situation de handicap en Région bruxelloise. Depuis deux ans, le dispositif est intégré à l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, faisant lui même partie de Vivalis.brussels. Hospichild constitue l’un des quatre volets des missions de l’Observatoire ; à savoir : “L’information aux bruxellois et aux professionnels au travers de projets scientifiques”.  

L’enquête de satisfaction

L’enquête a été réalisée suite à l’intégration d’une stagiaire au sein de l’équipe d’Hospichild, en collaboration avec des membres de l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, et vise à relever les éléments de satisfaction et les points d’amélioration pour davantage répondre aux besoins des familles et des professionnels de la santé.

Le questionnaire, en français et en néerlandais, s’adresse aux parents, proches d’un enfant malade, aux professionnels du secteur médical, psychosocial ou encore du réseau associatif, aux membres d’une association ou d’une ONG ainsi qu’à toute personne intéressée par le sujet et qui fréquente ponctuellement ou fréquemment la plateforme.

Les sujets abordent : l’accessibilité de la plateforme, la pertinence des informations et des ressources, la durée de fréquentation ou encore l’utilité du formulaire de questions. En pratique, répondre au questionnaire prend cinq minutes et nous sera d’une grande aide.

→ Participez à notre Enquête de satisfaction à destination des utilisateurs du site Hospichild

Genèse du projet

Lancé en mars 2007, Hospichild faisait initialement partie du Centre de Documentation et Coordination asbl (CDCS-CMDC asbl). À l’origine, il s’agit d’une initiative portée par les hommes et femmes politiques du gouvernement de Bruxelles-Capitale depuis 2003 (le site est en ligne depuis 2007). Les subsides sont octroyés par les Ministres de la santé en Région bruxelloise. Depuis le 1er février 2023, après deux ans de processus, Hospichild appartient désormais à l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale.

Pour en savoir plus → Genèse du dispositif Hospichild

Un dispositif spécifique

Le dispositif Hospichild, comme Born in Brussels – plateforme web d’informations et de ressources autour de la période périnatale en Région bruxelloise – font partie de l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale (service d’étude des services du Collège réuni de la Commission communautaire commune de Bruxelles Capitale). C’est un outil au service de ceux qui participent à l’élaboration et la mise en place des politiques de santé et de lutte contre la pauvreté dans la région bruxelloise : décideurs politiques, acteurs de terrain et citoyens.

→ En savoir plus sur l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale

Vivalis.brussels

Vivalis est l’Administration de la Commission communautaire commune (Cocom). Avec son partenaire Iriscare, elle est en charge de mettre en oeuvre des politiques de santé et d’aide aux personnes dans la région bilingue de Bruxelles-Capitale, Depuis décembre 2023, Vivalis – anciennement appelée « les Services du Collège réuni (SCR) » de la Commission communautaire commune et dont Hospichild fait partie – ont mis en avant leur mission de santé publique et de prévention sociale. Une nouvelle identité plus claire et plus parlante pour les Bruxellois → Vivalis.brussels est le nouveau nom de l’administration de la Cocom ; Hospichild en fait partie

Vivalis.brussels

Samuel Walheer

Flash-back sur les sujets d’Hospichild qui ont marqués le secteur pédiatrique en 2025 !

L’année 2025 a été riche en rencontres et en découvertes pour l’équipe d’Hospichild. De nombreux articles (près d’une centaine), autant en français qu’en néerlandais, ont permis de mettre en valeur de nouveaux projets et pléthore d’infos inédites autour du secteur pédiatrique bruxellois. Florilège de ceux qui ont été les plus consultés, partagés ou commentés sur notre site ou via nos réseaux sociaux. 

Pour rappel, Hospichild est un site d’infos et de ressources autour de l’enfant hospitalisé, malade ou handicapé, en Région bruxelloise. En plus du contenu permanent, revu et corrigé quotidiennement, nous publions des articles d’actualité, des reportages, des interviews… Et ce, plusieurs fois par semaine, depuis plus de 19 ans. Parmi les articles de 2025, certains sortent quelque peu du lot et ont davantage attiré l’attention de nos lecteurs. Petit récapitulatif (du plus récent au plus ancien de l’année 2025).

« Le Jardin du Dedans » : un nouveau podcast pour parler santé mentale aux jeunes

Créé par Psycom – organisme public d’information sur la santé mentale en France – « Le Jardin du Dedans » propose un podcast à destination des enfants âgés de 8 à 11 ans. Il s’agit initialement d’un outil pédagogique qui offre désormais une écoute podcast composée de 10 épisodes ainsi que d’un clip vidéo. Le deuxième épisode vient de sortir le 13 décembre 2025.

Écouter les premiers épisodes du podcast

Handicaps invisibles : le tournesol comme symbole international d’inclusion dans certains lieux publics

En Belgique, 660 000 personnes sont en situation de handicap. Parmi elles, 80% vivent avec un handicap invisible – difficultés d’apprentissage, douleurs chroniques, autisme, problèmes de santé mentale… – qui impacte leur quotidien mais qui n’est pas forcément reconnu. C’est souvent dans des situations de vie que le problème se pose. Pas de privilèges mais juste un besoin d’assistance, de bienveillance, d’un peu de temps et de patience. C’est en ce sens que le tournesol a été associé à la cause : un symbole, un badge, une carte ou un pin’s, qui signale aux autres, dans certains lieux publics, que l’on est porteur d’un handicap invisible, sans même devoir le dire.

En découvrir davantage sur ce symbole

La santé mentale monte sur scène : un peu de poésie pour panser les plaies

Lors d’une soirée poésie organisée par La Ligue Bruxelloise pour la Santé Mentale (LBSM), plusieurs artistes sont montés sur scène pour y déverser leur trop plein d’émotions ou pour rendre hommage au secteur de la santé mentale. C’était le 16 octobre dernier et une des membres de l’équipe d’Hospichild a voulu participer à la scène ouverte. Elle a écrit un texte pour l’occasion et l’a clamé devant les spectateurs. Notre pierre à l’édifice pour que les gens qui ne vont pas bien soient enfin vus et entendus.

Lire le slam écrit par l’une de nos collègues

Thérapie canine : l’Hôpital des Enfants franchit le pas

L’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) vient de l’annoncer : un petit chien nommé Tika a rejoint l’unité des soins intensifs. Cette initiative innovante, soutenue par Kids Care, vise à améliorer le bien-être des jeunes patients et de leurs parents grâce à la thérapie assistée par l’animal.

Découvrir les bienfaits de la thérapie canine

Quand les films d’animation ouvrent les yeux sur le handicap

Trois films d’animation sortis ces derniers mois placent des enfants en situation de handicap au cœur de leur récit : Le Monde de Wishy, actuellement en salle, Buffalo Kids et Hola Frida, tous deux sortis cet été. Un pas de plus vers l’inclusion et la représentation de la différence à l’écran, pour sensibiliser dès le plus jeune âge. Qu’ils prennent la forme d’une aventure fantastique, d’un western familial ou d’une biographie, ces films participent à un même mouvement : intégrer le handicap dans les récits pour enfants, non pas comme un fardeau, mais comme une part de la vie.

En savoir plus sur ces films d’utilité publique

Des trajets de soins remboursés pour aider les jeunes dans leurs troubles alimentaires

Selon Sciensano – centre de recherche qui est l’institut national de santé publique en Belgique – 7 % des adolescent.e.s sont en situation d’obésité. 12 % des 10-17 ans, dont les filles sont deux fois plus touchées que les garçons, présentent une suspicion de troubles du comportement alimentaire. Pour rééquilibrer la balance, l’INAMI a mis en place un système de soins intégrés et multidisciplinaires. L’objectif ? Aider les jeunes à (re)trouver un équilibre alimentaire et à devenir acteur.rice.s de leur propre santé.

Plus de détails sur ces nouveaux trajets de soins

Découverte littéraire : « Blessures » indicibles suite à la perte d’un frère ou une sœur

« Blessures » est un ouvrage poignant écrit par François-Xavier Perthuis et publié chez l’Harmattan, qui explore la douleur indicible de la perte d’un frère ou d’une sœur. Ce récit, à la fois intime et universel, invite à une réflexion sur le deuil, la mémoire et la reconstruction. Chez Hospichild, la fratrie d’un enfant gravement malade ou handicapé nous préoccupe tout particulièrement, et ce depuis de nombreuses années. Quand il est question d’un deuil, c’est d’autant plus compliqué pour les familles de surmonter leur chagrin et de continuer à laisser une place au frère ou la sœur qui doit continuer à vivre avec cette terrible absence.

Découvrir cette histoire poignante

HandyPark : la nouvelle application qui simplifie la mobilité des personnes en situation de handicap

La Direction générale Personnes handicapées (SPF Sécurité sociale) a partagé la nouvelle sur sa page : l’application HandyPark est dorénavant disponible. Son objectif ? Faciliter le stationnement en permettant aux personnes reconnues en situation de handicap d’associer numériquement leur carte de stationnement à leur plaque d’immatriculation. Ainsi, leur droit de stationnement est automatiquement reconnu par les systèmes numériques des villes concernées ; ce qui évite les éventuels tracas.

Télécharger l’appli HandyPark

Soins palliatifs pédiatriques (SPP) : la Fondation Roi Baudouin partage ses recommandations

Les soins palliatifs constituent l’un des sujets les plus préoccupants pour la Fondation Roi Baudouin. À cet égard, elle vient de publier un rapport intitulé « Une esquisse de la situation pour identifier les priorités », réalisé en concertation avec le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) et le Centre du cancer de Sciensano. On y trouve notamment un état des lieux et des recommandations, dont cinq priorités en vue d’améliorer l’accès et la qualité des soins palliatifs pédiatriques (SPP) des enfants et des adolescents en Belgique.

Lire le rapport de la FRB

Tous ensemble pour « Vaincre la méningite d’ici 2030 »

Chaque année, la Journée mondiale de lutte contre la méningite, organisée le 24 avril, vise à sensibiliser le public aux dangers de cette maladie et aux moyens de s’en protéger. En Belgique, cet événement permet de rappeler aux familles l’importance de la prévention et du dépistage précoce.

Il est urgent d’agir !

Handicap.brussels : près de 500 vidéos en langue des signes

Le site handicap.brussels est désormais entièrement accessible aux personnes sourdes et malentendantes : près de 500 capsules vidéos en langue des signes belge francophone (LSFB) sont disponibles. Elles sont activables dans chaque page du site et sont en lien direct avec le contenu écrit. Les interprétations en langue des signes ont été réalisées par des interprètes professionnels sourds, garantissant ainsi une qualité optimale des interprétations.

Vers handicap.brussels

Cancers pédiatriques : focus sur les actions de KickCancer pour soutenir la recherche

L’un des principaux acteurs belges apportant un soutien important à la recherche contre le cancer pédiatrique tout au long de l’année, c’est KickCancer. Voici une liste non exhaustive des actions auxquelles vous pouvez participer pour contribuer aux différentes récoltes de fonds.

→ Les actions de KickCancer  

Des poupées en pédiatrie, mais pour quoi faire ?

Juste avant les vacances, l’Hôpital des Enfants mettait en lumière un de ses multiples moyens d’apaiser les enfants hospitalisés : des poupées pédagogiques appelées Kiwanis. Cet outil innovant a fait son apparition dans le service des soins intensifs pour rendre les procédures médicales plus accessibles et moins intimidantes pour les jeunes patients.

En savoir plus sur cette méthode d’apaisement 

 

L’équipe d’Hospichild, Emmanuelle, Sofia et Samuel

«Health Impact Coalition» formée par 8 ONG belges en faveur d’un accès universel à la santé

Pour défendre un accès universel à la santé, huit ONG belges ont tout récemment créé une nouvelle alliance appelée la Health Impact Coalition. Actives dans le domaine de la santé, ces associations unissent leurs compétences pour défendre le droit à la santé pour tous et toutes ; à savoir Action Damien, Chaîne de l’Espoir, Handicap International, Light for the World, Médecins du Monde, Médecins Sans Vacances, Memisa et Viva Salud.

{ Communiqué de presse d’Action Damien (organisation médicale belge non marchande) }

Alors que les systèmes de santé sont fragilisés par les crises politiques, économiques, climatiques et sanitaires et que les moyens budgétaires consacrés à la coopération internationale diminuent de 25%, huit ONG belges actives dans le domaine de la santé ont décidé d’unir leurs forces pour proposer des solutions durables, inclusives et innovantes.

Un contexte difficile qui exige des réponses nouvelles

Aujourd’hui, 4,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services de santé de base et 2 milliards sont confrontées à des difficultés financières en raison des coûts de santé (OMS).

Les systèmes de santé sont mis à rude épreuve par les épidémies, le changement climatique, les conflits ou l’instabilité politique. Sans oublier la résistance microbienne qui menace le succès des soins et la guérison partout dans le monde.  À cela s’ajoutent des défis structurels : fragmentation des services, manque de ressources et réduction des budgets. Les moyens budgétaires dévolus à la coopération internationale sont rabotés par tous les pays donateurs, y compris la Belgique qui vient d’annoncer une réduction de 25 % à l’occasion du dernier accord budgétaire fédéral.

Afin de répondre à ce contexte fragile, huit ONG belges créent une coalition qui s’appuie sur une solide expérience opérationnelle internationale, une expertise belge reconnue, des partenariats solides en ce inclus Enabel et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers où elles font avancer la recherche. Ces ONG – qui placent les populations les plus vulnérables au cœur de leur action –  travaillent chaque jour à renforcer les systèmes de santé, soutenir le personnel soignant, les structures sanitaires et les communautés affectées. Elles contribuent au déploiement de politiques de santé équitables.

« Le monde change et les systèmes de santé sont sous pression. En s’alliant au sein de la Health Impact Coalition, notre volonté est de réinventer la coopération et de proposer des solutions concrètes et positives pour la santé de chacun » explique Elies Van Belle, Directrice générale – Memisa.

Une réponse stratégique à la baisse des financements

Face à la réduction de 25 % des moyens dévolus à la coopération internationale, Health Impact Coalition choisit de mieux coordonner, mieux cibler et maximiser l’impact de ses actions grâce une approche collective.

« Alors que les besoins croissent, que les impacts construits pendant de longues années s’effondrent, nous risquons de devoir faire plus avec moins. Nous choisissons  d’avancer en synergie avec davantage de ciblage,  en misant sur nos complémentarités et une expertise médicale belge pour atteindre un impact plus significatif » insiste Pascale Barnich, Directrice générale – Action Damien.

Contrairement à un simple réseau temporaire, Health Impact Coalition est une alliance à long terme, fondée sur une stratégie commune, des engagements partagés et une expertise combinée. La coalition œuvre à mettre en commun des expertises complémentaires :  renforcer la prévention, réduire les transmissions, améliorer la qualité des soins tant en première ligne qu’au sein des hôpitaux. Cela permettra aux patients d’être accompagnés par des professionnels de la santé mieux outillés et de bénéficier de soins et de structures sanitaires plus robustes afin de garantir une prise en charge globale des conditions de santé visibles, invisibles et mentales indispensables pour garantir une réinsertion digne et durable.

Des collaborations concrètes : des solutions qui se matérialisent déjà

L’une des forces de la coalition réside dans la mise en commun d’expertises variées, qui permet des approches innovantes, inclusives et intégrées.

Par exemple, Light for the World soutient les personnes touchées par des troubles visuels, Memisa travaille sur le renforcement de l’accès aux soins de santé primaires, Handicap International sur l’inclusion des populations les plus vulnérables, tandis que Médecins du Monde renforce les approches de santé globale et mentale. Des interventions chirurgicales spécialisées, comme celles menées par la Chaîne de l’Espoir ou encore des actions communautaires contre la stigmatisation complètent ces programmes.

En RDC, un consortium hospitalier réunissant encore notamment Médecins Sans Vacances, la Chaîne de l’Espoir et Action Damien partagent leurs pratiques dans différents hôpitaux de Kinshasa pour améliorer la qualité de la prise en charge. D’autres exemples montrent comment, en intégrant dans un même hôpital des services complémentaires (ophtalmologie, réadaptation, santé mentale, chirurgie spécialisée, etc.), les patients bénéficient d’un parcours fluide, complet et coordonné. Un changement structurel qui serait impossible pour une ONG seule.

La coalition prévoit d’agir sur les quatre continents :  en Afrique, Asie, Amérique latine et au Moyen-Orient, là où la collaboration peut multiplier l’impact.

« La santé est un droit fondamental, pas un privilège » rappelle Erwin Telemans, président de la coalition. « Trop de personnes rencontrent encore des obstacles à l’accès aux soins en raison de la fragilité ou de la fragmentation des systèmes. Grâce à Health Impact Coalition, nous contestons cette réalité et élaborons des solutions durables, quels que soient le contexte et les enjeux politiques».

Améliorer les soins et la recherche grâce aux données de santé, une récente enquête des Mutualités Libres

Hospichild était présent au symposium annuel organisé par les Mutualités Libres intitulé « Données de santé : le cœur battant des soins de demain ». L’occasion de partager les récents résultats de leur enquête réalisée auprès de la population belge. Confiance, échange et utilisation intelligente des données de santé, il s’agit là d’une réelle préoccupation, pour les patient.e.s, les prestataires de soins, les politiques publiques mais aussi pour la recherche et pour l’avenir des soins en Belgique.

Photo : Samuel Walheer

 

{Communiqué de presse des Mutualités Libres (Partenamut)}

Selon un rapport de l’OCDE, les données de santé représentent aujourd’hui près de 30 % de l’ensemble des données produites dans le monde. Pourtant, seules 3 % sont réellement exploitées pour orienter la prise de décision. Face à ce paradoxe, l’échange et l’utilisation des données de santé occupent désormais une place centrale dans les priorités politiques, tant en Belgique qu’au niveau européen. De nouvelles initiatives, telles que le Belgian Integrated Health Record (BIHR), l’Espace européen des données de santé (EHDS) et la création de la Health Data Agency (HDA), visent à faciliter le partage des données, tant au service des soins aux patients que pour les besoins des politiques publiques et de la recherche.

Encore trop peu de confiance

L’enquête montre que 37 % des Belges n’ont pas ou peu confiance dans la façon dont leurs données de santé sont utilisées. Les principales préoccupations sont la cybersécurité (47 %), le manque de clarté quant à la finalité de l’utilisation des données (46 %) et leur utilisation à des fins commerciales (32 %). La confiance dans l’usage et la gestion des données de santé varie selon les acteurs. Les prestataires de soins inspirent le plus de confiance (79 %), suivis par les mutualités (68 %). Les pouvoirs publics (41 %) et les entreprises (25 %) obtiennent un résultat nettement inférieur. Le monde académique se situe entre les deux (53 %).

Le paysage belge des données changera radicalement dans les années à venir. Le succès de cette transition dépendra de la confiance que les citoyens accordent à la gestion, la sécurisation et l’échange de leurs données », précise Xavier Brenez, directeur général des Mutualités Libres. Nous allons devoir expliquer clairement aux citoyens pourquoi le partage des données de santé est si important : pour identifier de nouveaux besoins, élaborer de nouveaux remboursements, augmenter l’efficacité et améliorer les soins grâce à l’innovation. » ​

La littératie numérique en matière de santé reste un défi

Deux Belges sur trois (62 %) ont consulté leurs données de santé via une plateforme de santé numérique au cours des six derniers mois. Les informations les plus consultées concernent les résultats de laboratoire (62 %), les résultats d’examens médicaux ou de traitements (49 %) et les prescriptions de médicaments (39 %). Pourtant, près de la moitié d’entre eux (48 %) déclarent qu’ils utiliseraient ces plateformes plus souvent s’ils recevaient des explications plus claires et une assistance à l’utilisation. Les Belges connaissent encore mal leurs droits en matière de données de santé. Si six Belges sur dix savent qu’ils peuvent avoir accès aux données de santé, seuls un sur cinq (18 %) a déjà exercé ce droit. Ils sont encore moins nombreux à savoir qu’ils peuvent faire rectifier (36 %) ou supprimer (28 %) des données.

Le Belge veut prendre le train du numérique, mais pas sans point d’ancrage », déclare Xavier Brenez. « Nous devons veiller à ce que chacun comprenne ce qu’il voit dans son dossier numérique de santé et connaisse ses droits. L’accompagnement est tout aussi important que la technologie. Le plan d’action interfédéral pour le renforcement des compétences numériques en santé, approuvé plus tôt cette année, arrive donc à point nommé.« 

Besoin de coordination et de transparence ​

Selon les Mutualités Libres, une coopération cohérente entre les différentes autorités et institutions est nécessaire pour coordonner l’implémentation des nombreuses initiatives.

Aujourd’hui, il y a un manque de coordination et de communication transparente. Il est essentiel qu’un chef de projet interfédéral coordonne les initiatives en matière de données » selonM. Brenez. Les différents acteurs, dont les mutualités, ne sont pas suffisamment impliqués. »

→ Plus d’informations : Mutualités Libres

 

 

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« Semaine des handicaps 2025. On y va ? », une 4e édition pour toujours plus d’inclusion !

Du 27 novembre au 5 décembre 2025, la Ville de Bruxelles organise la 4e édition de sa « semaine des handicaps ». Un large choix d’activités, aménagées en fonction des handicaps, sont proposées dans différents lieux culturels et sportifs en plein cœur de la capitale. Une excellente manière de célébrer la journée internationale des personnes en situation de handicap – célébrée le 3 décembre – et de sensibiliser le grand public à leur inclusion dans la société. Des activités gratuites mais sur inscription.

Ville de Bruxelles ©

Pour mettre sur pieds cette nouvelle édition, la Ville de Bruxelles a pu compter sur des partenaires, des associations, des bénévoles travaillant ensemble en faveur des personnes en situation de handicap. Le public participant aura l’occasion de choisir entre différentes activités inclusives : projections de film, conférences, visites guidées, spectacles, activités sportives ou encore concerts.

Notre volonté est claire : renforcer une Ville inclusive, accueillante et solidaire, où chaque citoyenne et chaque citoyen, avec ou sans handicap, peut s’exprimer, créer, bouger et participer pleinement à la vie collective. Avec notre plan d’action «BXL Inclusive», nous poursuivons nos efforts pour rendre les services de la Ville plus accessibles, soutenir l’emploi des personnes en situation de handicap et promouvoir une culture inclusive dans toutes les sphères de la vie bruxelloise. » Delphine Houba, Échevine en charge de l’Égalité des Chances pour la Ville de Bruxelles.

3,2,1, c’est parti !

Bien que d’autres activités sont proposées en journée, une conférence aura lieu pour marquer l’ouverture de cette 4e édition. Celle-ci s’intitule « Rien sur nous sans nous : violences faites aux femmes et minorité de genre en situation de handicap, où en est-on ? ». La conférence se donnera en compagnie de l’association pionnière Persephone avec Ann Van den Buys, F.R.i.D.A collective avec Shahin Mohammad et Ensenca et aura lieu à l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Voici à quoi s’attendre : « Les femmes et personnes issues des minorités de genre en situation de Handicap sont particulièrement exposées à des violences. Selon un rapport d’Unia de 2022, la Belgique n’a pas de données précises et les associations de terrain manquent. Ce vide est un frein aux procédures de prévention, sensibilisation pour contrer ces violences. » 

→ Intéressé.e.s ? Rendez vous le jeudi 27 novembre à 14h à l’Hôtel de Ville de Bruxelles (Salles des Milices – Grand Place, 8 – 1000 Bruxelles)

→ 4e édition pour la Semaine des handicaps à Bruxelles

La Semaine des Handicaps, c’est bien plus qu’un programme d’activités. C’est un moment pour affirmer haut et fort que Bruxelles est une ville où chaque personne a sa place – sur une scène de théâtre, dans un stade, au cœur d’un débat ou au détour d’une rue. Cette année encore, spectacles, expositions, projections, conférences et ateliers sont conçus pour être accessibles à toutes et tous. » Delphine Houba, Échevine en charge de l’Égalité des Chances pour la Ville de Bruxelles.

Liberté, égalité et inclusion

En Belgique, on estime à 15% la population en situation de handicap. Tantôt visible, tantôt invisible, le handicap met souvent les personnes concernées dans des situations de discriminations (validisme) et rend difficile leur accessibilité dans certains lieux publics. Pour un « accès à tout et pour toustes », les associations participantes à l’événement « Semaine des handicaps » ont adapté leur programmation en prenant en compte les besoins des personnes en situation de handicap. En effet, elles proposent un large choix d’activités spécifiquement inclusives et ouvertes à tous ; la gratuité, ou presque, la liberté d’inscription ou encore les aménagements d’accessibilité (en fonction des différents handicaps). Cette semaine de sensibilisation sera certainement bénéfique pour toustes, en remplissant différents objectifs : accepter les différences et renforcer la cohésion sociale, sensibiliser le grand public à l’importance d’ouvrir les lieux publics à tout le monde, permettre aux personnes en situation de handicap de participer aux activités culturelles ou sportives à Bruxelles ou encore soutenir les associations actives dans le domaine du handicap.

 

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